StudyGate.contact@gmail.com

Troubles Bipolaires

  Sexe ratio = 1

  Adolescent +++

  Taux de mortalité 2X plus élevé que population générale

  Risque suicidaire majeur ++++ 10 à 15%

 

1.1. Accès maniaque :

 Début souvent brutal

 En dehors de toute circonstance déclenchante apparente

 Humeur euphorique et/ou irritable

+ Hyperactivité physique et psychique

Durée minimum = 7 jours

a) Humeur euphorique :

  Expansive, exaltée

  Optimisme à toute épreuve

  Enthousiasme permanant et non sélectif

  Labilité : passe du rire aux larmes, de la colère à l’anxiété.

  Irritabilité

  Hyperréactivité émotionnelle

  Augmentation de l’estime de soi

  Idées mégalomaniaques

  Capable de donner son avis sur des sujets complexes sans avoir les compétences

  Entreprendre des projets grandioses

  Projection irréaliste dans le futur

  Etat d’hyperesthésie affective

  Hypersensorialité

b) Accélération des processus idéiques : tachypsychie

  Emballement de la pensée

  Logorrhée

  Fuite des idées

  Influence des événements extérieurs

  Distractibilité

  Dimension ludique

c) Hyperactivité physique :

 Touche tous les domaines de la vie

 Réduction du temps sommeil  insomnie totale

 Absence de sentiment de fatigue

 Amaigrissement contrastant avec l’hyparphagie

 Etat de désinhibition : dans la vie professionnelle, sexuelle, affective, sociale

 Engagements amoureux fréquents + Expériences sexuelles multiples

 Excès dans achats, conduite automobile, consommation d’alcool, l’usage de stupéfiants

1.2-Etat hypomaniaque :

 Symptômes moins nombreux, moins intenses et moins invalidants.

 4 jours au moins pour poser le diagnostic

 Passe très souvent inaperçu

1.3-Etat mixte :

 Intrication de symptômes maniaques et dépressifs , durée de 7 jours

 Risque suicidaire élevé ++

  

Formes légères, moyennes, sévères selon l’intensité

Formes aigues :

  Agitation extrême

  Comportements violents

  Réactions clastiques

Forme redoutable car potentiel élevé de dangerosité

Diagnostic différentiel avec épilepsie, prise de toxiques et fureur catatonique

Formes confuses :

  Sujet âgé ++

  Activité onirique

  Désorientation dans le temps

  Troubles cognitifs marqués

Formes hallucinatoires : auditives et visuelles++

Formes délirantes :

  Congruent à l’humeur : mystique, grandeur, richesse, filiation…

  Non congruent : pensées imposées, influence, persécution..

NB : Le délire est plus verbal qu’agi et les revendications sont mobiles et provisoires

  

Troubles bipolaires de type I :

  Accès maniaques caractérisés ou états mixtes et épisodes dépressifs majeurs ou subdépressifs.

  Existence d’un épisode mixte est suffisante pour le DG de trouble bipolaire type 1

  La présence d’épisodes dépressifs n’est pas nécessaire pour porter ce diagnostic.

Troubles bipolaires II :

  1 ou plusieurs épisodes dépressifs majeurs + au moins 1 épisode hypomaniaque.

  Méconnaissance des épisodes hypomaniaques Confondu avec dépression récurrente ou trouble unipolaire

NB : La prescription isolée d’antidépresseurs peut aggraver le trouble bipolaire

Trouble cyclothymique :

Succession sur une période minimale de 2 ans d’épisodes d’hypomanie et de dépression légère

  

1. Dans le cadre évolutif d’un trouble bipolaire +++

2. Etats maniques secondaires :

Causes Organique

  Neurologiques : tumeurs cérébrales, lésions vasculaires, traumatiques crâniennes

  Endocriniennes : hyperthyroïdie, syndrome de cushing

  Infectieuses : encéphalites virales ou parasitaires

  Dégénératives :  SEP , démence fronto-temporale, maladie de parkinson, chorée de Huntington

  Métabolique

  Post chirurgicale

Usage de toxiques : cocaïne, amphétamines, alcool…

Manies iatrogènes :

  Antidépresseurs…

  Corticoïdes

  Antipaludéens

  Antiviraux

NB : La survenue d’un épisode maniaque après l’âge de 50 ans doit faire rechercher systématiquement une étiologie organique

Caractéristiques qui permettent de différencier les manies secondaires des manies primaires :

  Age de début tardif

  Pas d’ATCDS Fx et P de troubles de l’humeur

  Lien temporal entre l’atteinte organique ou la prise de médicaments et l’apparition de la manie

 

 

  Episodes spontanément résolutifs en 4 à 13 mois

  1er épisode maniaque  90 % Evolution vers trouble bipolaire de type 1

  Phases dépressives plus longues que les phases maniaques.

  Au long cours, tendance à l’accélération des cycles

6.1 Formes évolutives

 Formes à cycles rapides :

  Succession de 8 accès durant les 2 dernières années.

  15%

  Traitement antidépresseur incriminé dans leur induction

 Formes saisonnières :

  Sexe féminin++

  Relation temporelle régulière entre épisode et période de l’année

Episodes dépressifs majeurs  début automne ou  hiver

↓ Virage maniaque ou hypomaniaque  printemps

  CAT : Photothérapie  épisode dépressif

6.2-Complications:

  Tentative de suicide  +++ 25 à 50 %

  Trouble anxieux associé

  Conduites addictives

  Alcoolisme « dipsomaniaque » : concomitant aux épisodes thymiques.

  Troubles des conduites alimentaires

  Problèmes médicolégaux :

 Conduites violentes (agressions physiques, homicide..)

 Mauvaise gestion financières

  

2 phases :

1. Traitement curatif des épisodes thymiques

(Maniaque, hypomaniaque, dépressif, mixte)

                                                                               ⇒ Thymorégulateurs+++ Dans les 2 phases

2. Traitement préventif des récurrences

 

1- TTT curatif des épisodes

a) Hospitalisation :

 Accès maniaque : sans consentement (HDT ou HO)

 A cause de l’inconscience des troubles et la mégalomanie

 Accès dépressif : si risque suicidaire, gravité clinique ou AEG

b) Episode maniaque :

 

                                     Episode maniaque

             ↓                      ↓

        Hypomaniaque/                                   Sévère Avec caractéristiques

             Modée                                                    psychotiques

             ↓                                             

      Thymorégulateur seul                  Thymorégulateur+ Antipsychotique atypique


 

 

Neuroleptiques :

  Au début : neuroleptique incisif en I.M : Halopéridol 15 à 25 mg /j

  Puis passage à la voie orale : Antipsychotique atypique +++ (meilleur tolérance)

  Olanzapine

  Risperidol..

  Durée 4 à 6 mois + Thymorégulateur

Thymorégulateurs :

 Lithium :

Sel de lithium (téralithe)  cp à 250mg

Efficacité après 3 semaines

Contrôle de la lithémie

2cp  puis ↑ Progressive des doses  lithémie efficace 0,6 -0,8 mmol/l

 Acide Valproique (Depakine) + Valpromide (Dépamide) + Carbamazepine (Tégrétol)

c) Dépression bipolaire

                                                            Dépression bipolaire

                     ↓                          ↓                                 ↓

                          Modérée                             Sévère                          Avec caractéristiques psychotiques

                     ↓                          ↓                                 ↓

Thymorégulateur seul                       Thymorégulateur +                         Thymorégulateur+

                                                    Antidépresseurs (IRS +IRSN)            Antipsychotique atypique

Antidépresseurs:

  Ne sont prescrit que dans es épisode dépressifs

  Risque de virage maniaque

  À éviter

  Toujours associer à un thymorégulateur

IRS de 1ère intention : Paroxétine 20 mg/ j

NB: Sismothérapie indiquée devant :

  Accès sévères avec agitation marquée ou un état de fureur

  Manies suraigües délirantes confuses

  Résistance au TTT

  C.I à la chimiothérapie

  Grossesse

NB : Anxiolytiques : associés si un effet tranquillisant et sédatif est recherché

d) Surveillance :

  Pouls

  Tension artérielle

  Température

  Poids

  Degré d’hydratation

  Comportement : agitation, comportement suicidaire, sommeil

  Inversion de l’humeur

  Effets indésirables des médicaments

2- TTT préventif du trouble bipolaire :

Indiquée en particulier pour

  ATCDS de Fx de troubles bipolaires

  Sexe masculin

  Début < 30 ans

Repose sur :

a) Thymorégulateurs +++

Sels de Lithium

Carbamazépine et acide Valproique

Indications :

  Contre-indications au lithium

  Signes d’intolérance au lithium

  Formes résistantes

  Formes à cycles rapides

  Etats mixtes

 Antipsychotiques Atypiques

  Olanzapine 5 à 15 mg/j

  Risperidone 2 à 6 mg/j

Lamotrigine (Lamictal)

Prévention des récurrences dépressives

b) Psychothérapies

  Psychothérapie de soutien

  Comportementale

  Psychoéducation : effets secondaires, délai d’amélioration, observance +++

  Pas de psychanalyse

c) protection des biens

Sels de Lithium =Règles de prescription :

Bilan pré thérapeutique :

  Examen clinique

  Glycémie, NFS, Ionogramme sanguin

  Fonction rénale (urée, Créat)

  Bilan thyroïdien : T4 et TSH

  ECG

  BHCG

  EEG (si signes neurologiques)

Contre-indications:

  Insuffisance rénale

  Cardiopathies décompensées/ ATCDS de troubles du rythme

   Neurologique : HTIC, AVC, Tm cérébrale

  Hyper ou hypothyroïdie

  Grossesse 1er T

Surveillance :

Clinique : poids, troubles digestifs, thyroïde, cutané

Biologique :

  Lithémie +++

  NFS

  Ionogramme

  Calcémie

  THS

  Urée, créatinémie, protéinurie

N.B : Lithium + Régime normosalé

Lithémie toxique > 1,2 mmol/l

 

Signes annonciateurs d’une intoxication au lithium :

Signes d’une intoxication au lithium :

– Contractions et faiblesse musculaires

marche instable

– Dysarthrie

– Apathie

 – Syndrome pseudo cérébelleux : ataxie, instabilité, vertiges..

 –Insuffisance rénale

 –Coma

 –Troubles de la conduction cardiaque